Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
villa isolée
Intervenant(s)
Jacques DUPUIS – architecte – 1977
Dominique DE SURGÈRES – architecte – 1977
INCONNU - ONBEKEND – 1989
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Modernisme
Inventaire(s)
- Inventaire du patrimoine architectural 1939-1999 (ULB)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Woluwe-Saint-Pierre (DMS-DML - 2002-2009, 2014)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2008
id
Urban : 22437
Description
Villa à quatre façades dessinée en 1977 par les architectes Jacques Dupuis et Dominique de Surgères, bâtie d'octobre 1977 à octobre 1978.
Pour répondre aux souhaits du commanditaire, la volumétrie s'inspire de l'architecture ruralePériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière., tandis que les formes restent modernes. La manière lyrique propre à l'architecte Dupuis se perçoit çà et là. Les matériaux sont modestes: murs en «briques locales peintes en blanc»; toiture en bâtièreToit à deux versants. comportant deux versants asymétriques couverts d'ardoises «rose nuit». Le bâtiment s'élève sur un niveau vers la rue et sur deux niveaux côté jardin, où le toit descend moins bas.
Le bâtiment était à l'origine flanqué à gauche d'un garage sous toit plat, en forme de parallélépipède rectangle. À cet endroit, une extension prolongeant le volume du bâtiment principal a été ajoutée suivant les plans de 1989 de l'architecte de Surgères. Le raccord entre cette extension et le bâtiment d'origine se lit encore aujourd'hui dans le revêtement d'ardoises de la toiture.

Côté rue, la façade, orientée nord-est, est quasiment aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Elle est constituée de deux pans de mur situés dans des plans différents. L'interstice entre ces deux pans ménage un renfoncement abritant la porte d'entrée, disposée perpendiculairement à la façade. La partie du mur de la façade qui masque la porte s'incurve suivant un tracé concave. Cette courbe est prolongée, au sol, par un petit sentier de gravier qui borde un jardinet japonais.
Le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. de droite (nord-ouest) est parcouru par une gaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte. de cheminée de plan elliptique en «briques de Courtrai» dressées, de teinte violette. Il est percé de diverses baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires et d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. à l‘étage. Dans la pelouse qui devance ce pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., un muret de plan cintré devait servir d'écran pour mettre les habitants hors de portée du regard des passants. Il ne fut jamais construit.

La façade côté jardin (sud-est) est percée de grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires. Afin de l'animer par un jeu de volumes créant de belles ombres, sa partie gauche, côté living, est en renfoncement sur toute sa hauteur. Au centre, un balcon à plate-forme et parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. en béton armé fait saillie. Sur la partie ajoutée en 1989, une seconde travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est traitée en renfoncement.
Le plan du bâtiment est conçu en fonction des orientations. Les pièces secondaires (hall, escalier, bureau) se situent en façade à rue, côté nord, tandis que les pièces de vie (séjour, salle-à-manger) s'ouvrent côté sud vers le jardin. Il en va de même pour l'étage où les chambres sont au sud, tandis que les salles-de-bains sont sous le versant de toit côté nord. Cette disposition est habituelle chez Dupuis: ses maisons présentent un caractère fermé vers la rue, a fortiori lorsqu'elle est au nord, et s'ouvrent largement sur leur jardin, tout particulièrement lorsqu'il est situé au sud. Cette disposition permet de bénéficier d'un bon ensoleillement dans les pièces de vie, tout en assurant l'intimité des habitants.
A l'intérieur, le hall d'entrée, véritable morceau de bravoure, monte sur deux niveaux. Son escalier de pierre est supporté par des murs de plan cintré. La rampe, au départ sinueux et à barreaux en zigzag, fait songer à celle de l'escalier du Parador. Le couloir de l'étage, ajouré de vastes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à angles arrondis, est visible du rez-de-chaussée, ouvrant des perspectives intérieures. Les raccords entre le versant du toit bardé de planches de sapin et le mur sinueux dessinent d'amples courbes.

La cheminée de plan elliptique qui court sur le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. ouest, apparaît également dans l'axe du living. Elle est percée d'un foyer ouvert rectangulaire. Tout comme à l'extérieur, sa maçonnerie de briques violettes dressées reste apparente. Quant aux autres pièces, elles sont traitées de manière plus conventionnelle.
Le terrain sur lequel se situe la maison faisait à l'origine partie du jardin de la villa Le Parador, la première œuvre de Jacques Dupuis située avenue Louis Jasmin 297. A la fin des années 1950, ce jardin a été coupé en deux par le percement de l'avenue Montgolfier. Le fond du jardin est alors devenu une parcelle indépendante.
Le bâtiment a été érigé pour la nièce de l'architecte Dupuis et sa famille. C'est la dernière œuvre qu'il réalise avant son décès en 1984. La période la plus brillante de la carrière de cet architecte se situe entre 1946 et la fin des années 1960. Sa fin de carrière fut, pour des raisons de santé, une période de moindre créativité. Cette ultime habitation n'en demeure pas moins une œuvre intéressante, tout particulièrement dans la configuration de l'entrée et du hall. La conception est toutefois moins radicale et dégage moins de force que les réalisations plus anciennes de Dupuis, comme par exemple, en région bruxelloise, les maisons Bedoret ou Everaert à Uccle. Œuvrant pour un jeune ménage, Jacques Dupuis a par ailleurs dû respecter un budget de construction relativement modeste.
Pour répondre aux souhaits du commanditaire, la volumétrie s'inspire de l'architecture ruralePériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière., tandis que les formes restent modernes. La manière lyrique propre à l'architecte Dupuis se perçoit çà et là. Les matériaux sont modestes: murs en «briques locales peintes en blanc»; toiture en bâtièreToit à deux versants. comportant deux versants asymétriques couverts d'ardoises «rose nuit». Le bâtiment s'élève sur un niveau vers la rue et sur deux niveaux côté jardin, où le toit descend moins bas.
Le bâtiment était à l'origine flanqué à gauche d'un garage sous toit plat, en forme de parallélépipède rectangle. À cet endroit, une extension prolongeant le volume du bâtiment principal a été ajoutée suivant les plans de 1989 de l'architecte de Surgères. Le raccord entre cette extension et le bâtiment d'origine se lit encore aujourd'hui dans le revêtement d'ardoises de la toiture.

Côté rue, la façade, orientée nord-est, est quasiment aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Elle est constituée de deux pans de mur situés dans des plans différents. L'interstice entre ces deux pans ménage un renfoncement abritant la porte d'entrée, disposée perpendiculairement à la façade. La partie du mur de la façade qui masque la porte s'incurve suivant un tracé concave. Cette courbe est prolongée, au sol, par un petit sentier de gravier qui borde un jardinet japonais.
Le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. de droite (nord-ouest) est parcouru par une gaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte. de cheminée de plan elliptique en «briques de Courtrai» dressées, de teinte violette. Il est percé de diverses baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires et d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. à l‘étage. Dans la pelouse qui devance ce pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., un muret de plan cintré devait servir d'écran pour mettre les habitants hors de portée du regard des passants. Il ne fut jamais construit.

La façade côté jardin (sud-est) est percée de grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires. Afin de l'animer par un jeu de volumes créant de belles ombres, sa partie gauche, côté living, est en renfoncement sur toute sa hauteur. Au centre, un balcon à plate-forme et parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. en béton armé fait saillie. Sur la partie ajoutée en 1989, une seconde travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est traitée en renfoncement.
Le plan du bâtiment est conçu en fonction des orientations. Les pièces secondaires (hall, escalier, bureau) se situent en façade à rue, côté nord, tandis que les pièces de vie (séjour, salle-à-manger) s'ouvrent côté sud vers le jardin. Il en va de même pour l'étage où les chambres sont au sud, tandis que les salles-de-bains sont sous le versant de toit côté nord. Cette disposition est habituelle chez Dupuis: ses maisons présentent un caractère fermé vers la rue, a fortiori lorsqu'elle est au nord, et s'ouvrent largement sur leur jardin, tout particulièrement lorsqu'il est situé au sud. Cette disposition permet de bénéficier d'un bon ensoleillement dans les pièces de vie, tout en assurant l'intimité des habitants.
A l'intérieur, le hall d'entrée, véritable morceau de bravoure, monte sur deux niveaux. Son escalier de pierre est supporté par des murs de plan cintré. La rampe, au départ sinueux et à barreaux en zigzag, fait songer à celle de l'escalier du Parador. Le couloir de l'étage, ajouré de vastes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à angles arrondis, est visible du rez-de-chaussée, ouvrant des perspectives intérieures. Les raccords entre le versant du toit bardé de planches de sapin et le mur sinueux dessinent d'amples courbes.

La cheminée de plan elliptique qui court sur le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. ouest, apparaît également dans l'axe du living. Elle est percée d'un foyer ouvert rectangulaire. Tout comme à l'extérieur, sa maçonnerie de briques violettes dressées reste apparente. Quant aux autres pièces, elles sont traitées de manière plus conventionnelle.
Le terrain sur lequel se situe la maison faisait à l'origine partie du jardin de la villa Le Parador, la première œuvre de Jacques Dupuis située avenue Louis Jasmin 297. A la fin des années 1950, ce jardin a été coupé en deux par le percement de l'avenue Montgolfier. Le fond du jardin est alors devenu une parcelle indépendante.
Le bâtiment a été érigé pour la nièce de l'architecte Dupuis et sa famille. C'est la dernière œuvre qu'il réalise avant son décès en 1984. La période la plus brillante de la carrière de cet architecte se situe entre 1946 et la fin des années 1960. Sa fin de carrière fut, pour des raisons de santé, une période de moindre créativité. Cette ultime habitation n'en demeure pas moins une œuvre intéressante, tout particulièrement dans la configuration de l'entrée et du hall. La conception est toutefois moins radicale et dégage moins de force que les réalisations plus anciennes de Dupuis, comme par exemple, en région bruxelloise, les maisons Bedoret ou Everaert à Uccle. Œuvrant pour un jeune ménage, Jacques Dupuis a par ailleurs dû respecter un budget de construction relativement modeste.
Sources
archives
ACWSP/Urb. 95 (1977), 269 (1989).
ouvrages
COHEN, M., THOMAES, J., Jacques Dupuis l'architecte, La lettre volée/Ministère de la Communauté française, Bruxelles, 2000, p. 315.
EPHREM, JACOBY, F., Bruxelles retrouvé, T. 2, Bruxelles-Est, éditions Alice, Bruxelles, 2005, p. 122.
ACWSP/Urb. 95 (1977), 269 (1989).
ouvrages
COHEN, M., THOMAES, J., Jacques Dupuis l'architecte, La lettre volée/Ministère de la Communauté française, Bruxelles, 2000, p. 315.
EPHREM, JACOBY, F., Bruxelles retrouvé, T. 2, Bruxelles-Est, éditions Alice, Bruxelles, 2005, p. 122.
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