La rue Waelhem relie la place Eugène Verboekhoven à la chaussée de Helmet. La rue Léopold Courouble débute en son milieu.

La rue est tracée dans le cadre de la création d'un réseau d'artères centré sur une nouvelle place publique, la place Verboekhoven. Outre la création des rues Waelhem et Van Oost, cet aménagement comprend la prolongation de la rue Royale Sainte-Marie jusqu'à la gare de Schaerbeek (futures avenues Maréchal Foch et Princesse Élisabeth), la création de la rue du Maelbeek Voûté (futures rues Metsys et Portaels), ainsi que la prolongation de la rue Gallait (future rue François-Joseph Navez). Pour permettre ces travaux, une convention est conclue le 27.11.1874 entre la Commune et Philippe Joseph Allard, directeur de l'Hôtel des Monnaies et propriétaire de nombreux terrains dans cette zone. L'ouverture de la rue est ratifiée par l'arrêté royal du 13.01.1876, en même temps que celle de la rue Van Oost.

Attribué en séance du Collège communal du 09.04.1877, le nom de la rue renvoie à une famille schaerbeekoise de propriétaires terriens.

Ouverte à la circulation en 1876-1877, la rue se partage entre bâtiments résidentiels et industriels. À l'exception de quelques bâtiments érigés dans les années 1890, elle commence surtout à s'urbaniser à partir de 1903 et jusqu'à l'entre-deux-guerres. Avant la Première Guerre mondiale, le bâti oscille entre le néoclassicisme, comme aux nos91 et 93 (1896), et l'éclectisme, représenté notamment par les nos18 (1913) et 28 (architecte Guillaume du Croix, 1907), ainsi que par une enfilade particulièrement cohérente composée par les nos25 (1906), 27 (voir ce numéro) et 29 (1905). Dans l'entre-deux-guerres, les bâtiments sont souvent de style ou d'inspiration Art Déco, parfois modernistes. Pointons le no15 (architecte Gustave Bossuyt, 1932), le no20 (architecte Jules Libois, 1928), ainsi que les nos19 à 23 (architecte Georges France, 1935, 1931 et 1941).

Érigés à différentes époques, plusieurs bâtiments industriels bordent la seconde moitié de la rue et s'étendent en intérieur d'îlot. Côté impair, deux dépôts de brasserie, de Haecht et de Palmboom, élevés respectivement en 1906 et 1907 (voir nos77, 77a et 69b à 75), étaient à l'origine desservis, à l'arrière, par un embranchement de la ligne de tramway vicinal de Haecht. À l'emplacement de ce tronçon se trouve aujourd'hui une déchetterie communale. Citons encore une ancienne savonnerie, établie dès 1903 avec son habitation à front de rue (no70-76), agrandie plusieurs fois, notamment en 1941 (no66-68). Signalons enfin, au no102, les anciens bâtiments de la Société Linotype belge (vers 1923).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACS/Urb. 15: 286-15; 18: 286-18; 19: 286-19; 20: 286-20; 21: 286-21; 23: 286-23; 25: 286-25; 28: 286-28; 29: 286-29; 66-68: 286-68; 70-74: 286-70-76; 76: 286-68, 286-70-76; 91, 93: 286-91; 102: 286-102.
ACS/Urb. 286-dénomination.
ACS/TP Infrastructure 198.ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la situation et l'administration des affaires de la commune pendant l'exercice 1876-1877, 1877, p. 40.

Ouvrages
BERTRAND, L., Schaerbeek depuis cinquante ans. 1860-1910, Librairie de l'Agence Dechenne, Bruxelles, 1912, pp. 62-64.
CULOT, M. [dir.], Schaerbeek. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980-1982, fiches 61, 172.
DE SAEGHER, E., BARTHOLEYNS, É., Histoire populaire de Schaerbeek. Notice historique, descriptive et explicative sur la commune ses rues, monuments, institutions, curiosités, Schaerbeek, Henri Mommens imprimeur-éditeur, 1887, p. 102.