Portant le nom d'un pays des Balkans, la r. d'Albanie, parallèle à la ch. de Waterloo, part de l'av. Ducpétiaux et descend vers l'av. Adolphe Demeur ; elle croise sur son parcours rectiligne les r. Antoine Bréart et de Savoie. Anc. chemin vicinal appelé Hoeiweg (chemin des Moines), puis sentier du Moulin à Vent, sa transformation en rue fut approuvée par l'AR du 30.04.1894, dont la mise en œuvre a été décidée lors d'un Conseil communal tenu le 20.03.1896. Sa construction s'étend de 1896 à 1906. Son bâti, assez modeste, est formé essentiellement de maisons unifamiliales qui conservent leurs particularités et proportions d'origine.

La majorité des constructions interprète sobrement le style éclectique à façade polychrome et adopte une composition asymétrique en élévation : les nos 32 (1898), autrefois à lucarne-pignon, 40 (1901), à l'angle de la r. de Savoie no 9-11, 45 (1902), à l'angle de la r. de Savoie no 13, 69 (1897), 95 (1898) sont tous les cinq exhaussés d'un étage ; le n90 (1898) a perdu ses châssis et son garde-corps d'origine ; les nos 101 et 103, maisons jumelles de 1896 ; le no 112 (1896, semblable au no 110, voir notice) est recouvert d'un parement de plaquettes de « Vilvordit » depuis 1958 ; le no 35 (1897), l'immeuble d'angle no 42-44 (1896), un anc. estaminet, le no 113 (1896) et le no 105 (1896) sont badigeonnés, les trois 1ers en blanc, le 4e en rouge.

Certaines maisons sont d'inspiration néoclassique, la plupart à deux travées et trois niveaux : les nos 2-4 et 6 (1904) ; les nos 30 (1898), qui conserve un beau vitrail en baie d'imposte, et 36 (1897) sont tous deux parés de briquettes ; le no 39-41 (1900), anc. maison de rapport, est exhaussé d'un étage sous toit mansardé en 1929 ; le no 43 (1902) se caractérise par une logette en bois ; le no 51 (1898) ; le no 62 (1896) garde un entablement à tables ornées de carreaux de céramique ; le no 71 (1898) ; le no 75 (1902), dont la baie du r.d.ch. est transformée en entrée de garage en 1986 puis reconvertie en fenêtre en 1992 ; le no 76-78 (1901), immeuble formant l'angle avec la r. Antoine Bréart, conserve son r.d.ch. commercial, avec des vitrines séparées par des pilastres ; les nos 82-84 (1898) et 86-88 (1902) présentaient anc. un r.d.ch. commercial formé d'une vitrine centrale flanquée de deux portes ; le no 96 (1897).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACSG/Urb. 2-4, 6 : 249 (1904) ; 30 : 1184 (1898) ; 32 : 1459 (1898), 188 (1923) ; 35 : 1003 (1897) ; 36 : 1013 (1897) ; 39-41 : 2290 (1900), 81 (1929) ; 42-44 : 672 (1896) ; 43 : 170 (1902) ; 51 : 1179 : (1898) ; 62 : 438 (1896) ; 69 : 1062 (1897) ; 71 : 1283 (1898) ; 75 : 49 (1902), 1 (1986), 27 (1992) ; 76-78 : 230 (1901) ; 82-84 : 1908 (1898) ; 86-88 : 391 (1902) ; 90 : 1397 (1898) ; 96 : 800 (1897) ; 101 : 663 (1896) ; 103 : 570 (1896) ; 105 : 539 (1896) ; 112 : 616 (1896), 103 (1958) ; 113 : 969 (1896).

Ouvrages
Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables
, ERU ASBL, Bruxelles, 1988, p. 105.

Périodiques
DONS, R., « Obbrussel-st-Gilles et son réseau de communications. Des origines à 1900 environ », Cahiers bruxellois, t. XXVIII, 1987, p. 27.