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La rue est nommée en mémoire du journaliste namurois Gustave Defnet (1858-1904), venu habiter Saint-Gilles en 1884, membre fondateur et secrétaire général du Parti ouvrier belge en 1889, élu conseiller communal en 1890, puis échevin des Finances et des Travaux publics.

Un peu plus longue que la r. Crickx qu'elle traverse en son milieu, la r. Gustave Defnet double en partie la ch. de Forest.

Elle est établie, selon un tracé souple, par l'AR du 30.11.1900. Cet AR illustre la volonté de l'arch. communal Edmond Quétin de faciliter la communication entre la r. Théodore Verhaegen et l'av. du Parc.

L'intersection avec la r. Crickx est particulièrement soignée, créant un espace de placette. Ce tracé a permis de bâtir avantageusement les parcelles d'angle. La r. Defnet est pour l'essentiel bâtie de hautes maisons de rapport, éclectiques à façade polychrome, conçues dans le 1er quart du XXe s.


Nos ne figurant pas en notice : 1-5 : à l'angle de la r. de Monténégro, immeuble de commerce et de rapport de style éclectique à façade polychrome, 1906, ayant conservé ses devantures d'origine, surhaussé d'une mansarde en 1930 ; 7 à 17 : ensemble de six maisons quasi identiques, éclectiques à façade polychrome, édifiées en 1905 pour des propriétaires différents, peut-être sur les plans de l'entrepreneur Benoît Doolaeghe, propriétaire des nos 13, 15 et fort actif dans la construction de cette zone. no 17 surhaussé en 1928 ; 10 : maison éclectique à façade polychrome, 1909 ; 12 : maison de rapport d'inspiration néoclassique, 1909 ; 14 : maison de rapport, arch. Pierre De Gieter, 1922, fortement rénovée, probablement en 1986 ; 19 : maison de style éclectique à façade polychrome, 1906 ; 21, 23 : deux maisons éclectiques à façade polychrome, anc. identiques, resp. de 1906 et 1907. no 23 surhaussé en 1928 ; 24-26 : mur de clôture percé de deux passages carrossables ; 29 : haute maison de rapport éclectique à façade polychrome, arch. Richard Pringiers, 1911 ; 30, 32 : deux maisons d'inspiration néoclassique, 1904 ; 38 : maison éclectique à façade polychrome, de composition symétrique, 1908. Devanture commerciale d'origine ; 54 : immeuble de rapport moderniste, 1925, arch. J. Méhaut ; 60 : maison de rapport d'inspiration néoclassique, 1909, exhaussée en 1920 ; 65 : maison de rapport éclectique à façade polychrome, 1909, exhaussée en 1927 ; 66 : maison de style éclectique, 1908, originale par ses proportions ; 69 : maison de rapport éclectique à façade polychrome, 1907 ; 71 : maison de rapport et de commerce élevée, éclectique à façade polychrome, 1907, exhaussée en 1930 ; 72 : maison de rapport éclectique à façade polychrome, ponctuée par une lucarne passante, 1907 ; 74 : vaste maison de rapport, 1908, peut-être sur les plans de l'entrepreneur Benoît Doolaeghe, demandeur. Commerce transformé en 1985 ; 75 : maison éclectique à façade polychrome, 1907 ; 77-81 : large maison de rapport et de commerce éclectique à façade polychrome, 1908.

Sources

Ouvrages
EYLENBOSCH, A., LEBRUN, G., Dictionnaire raisonné des rues de Saint-Gilles, Les Rencontres Saint-Gilloises, Bruxelles, 1989, pp. 145-149.

Saint-Gilles Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU ASBL, Bruxelles, 1988, pp. 120-125.

Archives des numéros ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 1-5 : 39, 283 (1906), 524 (1930) ; : 267 (1905) ; 9 : 256 (1905) ; 10 : 260 (1909) ; 11 : 285 (1905) ; 12 : 249 (1909) ; 13, 15 : 204 (1905) ; 14 : 227 (1922), 120 (1986) ; 17 : 284 (1905), 304 (1928) ; 19 : 117 (1906) ; 21 : 67 (1906) ; 23 : 193 (1907), 453 (1928) ; 29 : 216 (1911) ; 30, 32 : 132 (1904) ; 38 : 398 (1908) ; 54 : 340 (1925) ; 60 : 109 (1909), 158 (1920) ; 65 : 240 (1909), 262 (1927) ; 66 : 75 (1908) ; 69 : 263 (1907) ; 71 : 213 (1907), 104 (1930) ; 72 : 64 (1907) ; 74 : 400 (1908), 224 (1985) ; 75 : 46 (1907) ; 77-81 : 20 (1908).