Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
atelier (artisanat)
entrepôt
entrepôt
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1905-1927
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Inventaire(s)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 34315
Description
Hangar
; architecte et date de construction inconnus. Utilisé à partir de 1927 comme
garage de réparation automobile jusqu’en 1950 environ par Piret et Stassart
- Transports de l’Ouest. Relié à partir de 1928, à l’arrière, au hangar
situé au n° 85 de la rue Van Malders (voir cette adresse). Aménagements
vers 1961 pour The Coca-Cola Export Corporation.
Hangar d'un seul niveau, couvert d'un toit en bâtièreToit à deux versants. perpendiculaire recouvert de tuiles, avec une verrière centrale s'étendant sur toute la longueur de la faîtièreFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit.. Façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. en briques cimentéesEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de gauche, initialement destinée à l’administration, comprend deux ouvertures de fenêtres et une ouverture de porte, surmontées de trois fenêtres d’imposte. Toutes ces ouvertures ont été murées. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale présente un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. muré (avec une porte donnant sur la cabine haute tension située à l’arrière) sous un auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. en bois, surmonté d’une fenêtre en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. avec deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de droite comporte un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. en bois, probablement d’origine. Les ouvertures du portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. sont pourvues de pierres de butée et, dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue à côté de la porte de la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., une ouverture a été prévue pour un grattoir à chaussures. La façade d’origine n’était pas enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et présentait un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques avec des éléments décoratifs verticaux au-dessus des appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. de fenêtre. Ceux-ci sont encore visibles sur le plan de rénovation de 1961. Le crépiLe crépi est un enduit non lissé de plâtre ou de mortier. Il est rugueux, ce qui le distingue des autres enduits. au cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. a probablement été appliqué dans les années 1960 afin de masquer de manière uniforme les ouvertures de fenêtres qui avaient été obturées (avant 1961). L'utilisation de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et de formes courbes pour l'extrémité de la façade, l'auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. et la fenêtre en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintre présente davantage de similitudes avec les styles en vogue juste avant la Première Guerre mondiale (tels que le style Beaux-Arts) qu'avec ceux qui ont suivi, ce qui laisse supposer que le dépôt pourrait être antérieur à 1927.
Le toit est soutenu par une charpente métallique belge aux finitions soignées. Celle-ci est ancrée dans le mur et est également soutenue par une poutre en V longeant le mur. Sous les tuiles, le toit a été recouvert de plaques de cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. armé.
Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt artistique
Avec ses lignes ondulées et ses pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., le hangar situé au n° 194-198 de la rue de l’Indépendance présente encore des caractéristiques de styles d’avant-guerre, tels que le style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations.. Il peut dater d’avant ou d’après la Première Guerre mondiale, période durant laquelle ces caractéristiques stylistiques ont continué à s’exprimer pendant un certain temps.
Intérêt historique
Le hangar est représentatif du développement urbain du quartier. Il s'agit d'un entrepôt/atelier caractéristique des activités industrielles qui se sont développées autour de la gare de l'Ouest. Il présente donc également une valeur contextuelle. Les rues ont vu le jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. au début du XXe siècle et ont été principalement construites avant et après la Première Guerre mondiale. Le quartier se caractérise par des activités industrielles.
Intérêt urbanistique
Le hangar présente une valeur contextuelle car son style et son échelle s'intègrent parfaitement au contexte urbain existant.
Intérêt technique
Le hangar est représentatif d'une technique de construction utilisant des fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en fer sur mesure. Il présente une structure métallique ingénieuse et raffinée, composée de fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. belges (structure symétrique dans laquelle certaines barres ne sont pas parfaitement perpendiculaires aux montants et où les autres barres forment des assemblages en treillis), ancrée dans le mur et soutenue par une poutre en V.
Hangar d'un seul niveau, couvert d'un toit en bâtièreToit à deux versants. perpendiculaire recouvert de tuiles, avec une verrière centrale s'étendant sur toute la longueur de la faîtièreFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit.. Façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. en briques cimentéesEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de gauche, initialement destinée à l’administration, comprend deux ouvertures de fenêtres et une ouverture de porte, surmontées de trois fenêtres d’imposte. Toutes ces ouvertures ont été murées. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale présente un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. muré (avec une porte donnant sur la cabine haute tension située à l’arrière) sous un auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. en bois, surmonté d’une fenêtre en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. avec deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de droite comporte un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. en bois, probablement d’origine. Les ouvertures du portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. sont pourvues de pierres de butée et, dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue à côté de la porte de la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., une ouverture a été prévue pour un grattoir à chaussures. La façade d’origine n’était pas enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et présentait un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques avec des éléments décoratifs verticaux au-dessus des appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. de fenêtre. Ceux-ci sont encore visibles sur le plan de rénovation de 1961. Le crépiLe crépi est un enduit non lissé de plâtre ou de mortier. Il est rugueux, ce qui le distingue des autres enduits. au cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. a probablement été appliqué dans les années 1960 afin de masquer de manière uniforme les ouvertures de fenêtres qui avaient été obturées (avant 1961). L'utilisation de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et de formes courbes pour l'extrémité de la façade, l'auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. et la fenêtre en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintre présente davantage de similitudes avec les styles en vogue juste avant la Première Guerre mondiale (tels que le style Beaux-Arts) qu'avec ceux qui ont suivi, ce qui laisse supposer que le dépôt pourrait être antérieur à 1927.
Le toit est soutenu par une charpente métallique belge aux finitions soignées. Celle-ci est ancrée dans le mur et est également soutenue par une poutre en V longeant le mur. Sous les tuiles, le toit a été recouvert de plaques de cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. armé.
Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt artistique
Avec ses lignes ondulées et ses pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., le hangar situé au n° 194-198 de la rue de l’Indépendance présente encore des caractéristiques de styles d’avant-guerre, tels que le style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations.. Il peut dater d’avant ou d’après la Première Guerre mondiale, période durant laquelle ces caractéristiques stylistiques ont continué à s’exprimer pendant un certain temps.
Intérêt historique
Le hangar est représentatif du développement urbain du quartier. Il s'agit d'un entrepôt/atelier caractéristique des activités industrielles qui se sont développées autour de la gare de l'Ouest. Il présente donc également une valeur contextuelle. Les rues ont vu le jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. au début du XXe siècle et ont été principalement construites avant et après la Première Guerre mondiale. Le quartier se caractérise par des activités industrielles.
Intérêt urbanistique
Le hangar présente une valeur contextuelle car son style et son échelle s'intègrent parfaitement au contexte urbain existant.
Intérêt technique
Le hangar est représentatif d'une technique de construction utilisant des fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en fer sur mesure. Il présente une structure métallique ingénieuse et raffinée, composée de fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. belges (structure symétrique dans laquelle certaines barres ne sont pas parfaitement perpendiculaires aux montants et où les autres barres forment des assemblages en treillis), ancrée dans le mur et soutenue par une poutre en V.
Sources
Archives
ACM/Urb.
28267 (1961).
Ouvrages
DEMANET, M., DE ZUTTERE, C., Au cœur de Molenbeek, Bruxelles, Service Public
Régional de Bruxelles – Urbanisme et Patrimoine, 2023 (Bruxelles, Ville d’Art
et d’Histoire 61)
Arbres remarquables à proximité
























