Typologie(s)

maison bourgeoise

Intervenant(s)

INCONNU - ONBEKEND1880

A. BUISSONETarchitecte1901

Styles

Néo-Renaissance flamande

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Recherches et rédaction

2005-2007

id

Urban : 16541
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Description

Remarquable immeuble de style néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes)., millésimé par une ancrePièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. « 1880 ».

Il se situe au sein d'une enfilade d'immeubles particulièrement homogène allant du no 27 au no 57.

Maison originelle à droite, agrandie en 1901 par l'architecte A. Buissonet d'un bâtiment annexe à usage de bureau. Les façades, de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé., sont en briques rouges et rehaussées d'éléments de pierre bleue.
À gauche, le bâtiment est non attenant ; façade latérale très sobre contrastant avec la façade principale, particulièrement décorative. Celle-ci jongle avec des éléments en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., tels que la logette trapézoïdale, la tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d'angle en bois à vitraux colorés, les différents balcons, les frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'arceaux. Elle est animée par une grande variété de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. tantôt rectangulaires, tantôt à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. ou en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. couronnée d'un demi-pignon à rampantAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. droit, flanqué d'une loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries.. Entrée cochère à gauche.
À droite, façade plus sobre, rehaussée en travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'entrée d'une logette en bois. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. coiffée d'un pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins., percé d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. LucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire.
Intérieur totalement modifié.

Sources

Archives
ACI/Urb. 124- 35-37.

Ouvrages
DIERKENS-AUBRY, F., VANDENBREEDEN, J., Art Nouveau en Belgique, architectures et intérieurs, éd. Racine, Bruxelles, 1995, pp. 102-104.

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