Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaireAppelée ainsi depuis 1853, la voie relie aujourd’hui le carrefour des rues A. Dansaert, des Poissonniers et Van Artevelde à la place du Jardin aux Fleurs. Très ancienne dans sa première partie, jusqu’à la rue Saint-Christophe qui correspond à l’emplacement de la première enceinte, elle s’appelait «Wyketstrate», à cause d’une poterne ménagée à cet endroit, ou « Driesmolenstraat», du nom du moulin établi sur la Petite Senne et déjà mentionné au XIIIe siècle, auquel elle menait. Sa dénomination actuelle rappelle qu’elle conduisait, dans sa deuxième partie, à l’ancien couvent des Chartreux fondé au XVIe siècle entre la Petite Senne et la rue Notre-Dame du Sommeil, supprimé en 1783, loti en 1805 et dont l’église fut démolie en 1820. Assez longue et de tracé courbe, elle est bordée d’alignements irréguliers à la suite d’élargissements divers opérés entre 1860 et 1910, notamment à l’occasion des travaux d’assainissement de la Senne. Les constructions hétérogènes mélangent maisons modestes à noyau ancien ou du début du XIXe siècle, comme les nos 31, 39, 66 et 75-77, et immeubles plus importants du tournant du XIXe au XXe siècle. Le début de la rue, du côté pair, conserve une série d’habitations des années 1860, la plupart de quatre niveaux et caractérisées par les divisions horizontales et les encadrements de fenêtres à filets, telles celles des nos 10-12 (1866), 16-18, 24 et 30-32 (1869); de la même époque datent quelques maisons plus cossues, comme les nos 27-29A (1868) et 68. La fin de la rue est bâtie d’immeubles de rapport ou de maisons bourgeoises de tradition néoclassique du tournant du XIXe au XXe siècle, par exemple les nos 60-62, 63, 72 et 74. Enfin, à l’entrée de la rue, mais du côté impair se voient quelques bâtisses du début du siècle, de plus grandes dimensions, avec façades d’inspiration éclectique, certaines en fer et verre.

Sources

Archives
AVB/TP 9056 (1866), 9053 (1869) et 1262 (1868).