Typologie(s)

maison unifamiliale ou de rapport (indéterminé)

Intervenant(s)

INCONNU - ONBEKEND1690-1710

A. LACROIXarchitecte1963

Statut juridique

Classé depuis le 19 mai 2005

Styles

Architecture d'intégration
Architecture traditionnelle

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 30750
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Description

Maison de type traditionnelPériode : XVIIe-XVIIIe siècles À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure portante composée d’un assemblage de poutres maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente de toiture est de type « comble à surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au mortier de chaux est couverte d’une grande voute en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue. Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de pénétration. En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des années 1730-1740. , en brique et pierre blanche de trois niveaux et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants. perpendiculaire, datant de la fin du XVIIe siècle.

Façade restaurée en 1963, au niveau des étages et du pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., sur les plans de l’architecte A. Lacroix. Fenêtres rectangulaires à encadrement et larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. de pierre blanche. AncresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. en I. Au-dessus d’un cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. profilé, pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. en deux parties ornées de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre blanche : dans le bas, une fenêtre centrale cintrée, à impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. et clé, doublée d’un larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. se prolongeant en cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. à gauche et à droite, encadrée de cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. géométriques; au-dessus, un disque flanqué d’ailerons en voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. et sommé d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Rez-de-chaussée modernisé.

Sources

Archives
AVB/TP 72375 (1963).