Typologie(s)

sculpture et monument commémoratif

Intervenant(s)

Louis DE CURTEarchitecte1878-1880

Thomas VINÇOTTEsculpteur1880

Albert DESENFANSsculpteur1880

Adolphe FASSINsculpteur1880

Charles VAN DER STAPPENsculpteur

Henry PICKERYsculpteur

Charles BRUNINsculpteur

Guillaume DE GROOTEsculpteur

Gérard VAN DER LINDENsculpteur

Frans DECKERSsculpteur

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Néogothique

Inventaire(s)

  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Laeken - Domaine Royal (DPC - DCE)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 37911
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Description

Mémorial de style néogothiqueLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie). flamboyant, par l’architecte Louis De Curte qui, pour sa réalisation, s’inspira de l’Albert Memorial de Londres (G.G. Scott et J.H. Foley, 1872-1875). Conçu en hommage à Léopold Ier, premier roi des Belges, à l’initiative de son fils Léopold II.

Inauguré le 12.07.1880 à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance de la Belgique, dans l’axe de la cour d’honneur du Palais royal de Laeken, au sommet du Donderberg (Montagne du Tonnerre). L’adjudication des travaux eut lieu deux ans plus tôt, en 1878, et fut remportée par l’entrepreneur A. Delporte (Saint-Gilles).

Implanté au centre et au point culminant du parc public de Laeken (classé le 17.09.1974), mémorial prenant la forme d’un imposant baldaquin ennéagonal, l’intérieur formant chapelle, culminant à 43 mètres de haut et reposant sur un massif en maçonnerie de seize mètres de profondeur. Il abrite en son centre la statue en marbre blanc du roi Léopold Ier faisant face au château, due au sculpteur Guillaume Geefs, statuaire du roi.

Le choix du style gothiqueLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie). et de la silhouette du monument furent dictés par la flèche de la tour de l’hôtel de ville de Bruxelles, symbole de liberté, et la majorité des détails constructifs empruntés au gothiqueLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie). brabançon érigé pour l’occasion au titre de style national (chapiteaux de colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. à feuilles de choux, galbes en accoladeUn élément est dit en accolade lorsque son tracé se compose de deux courbes en doucine se rejoignant selon une pointe. des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. brisées, nichesUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. entre consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et dais abritant les allégories des provinces).

Entourant le souverain, balustradesGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. gothiquesLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie). entrecoupées de pinaclesAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. sur lesquels viennent s’adosser les arcs-boutants de la flèche. Aux neuf angles, pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. abritant une allégorie représentant une province belge, identifiée par des attributs qui évoquent les activités propres à chacune d’elles: Namur est symbolisée par la métallurgie (sculpteur Thomas Vinçotte), le Luxembourg par la chasse (sculpteur Constant-Albert Desenfans), Liège par l’armurerie (sculpteur Adolphe Fassin), le Limbourg par l’agriculture (sculpteur Antoine-Joseph Van Rasbourgh), Anvers par le commerce et la navigation (sculpteur Frans Deckers), le Brabant par le sceptre royal (sculpteur Charles Van der Stappen), la Flandre orientale par les filatures et l’horticulture (sculpteur Gérard Van der Linden), la Flandre occidentale par la pêche (sculpteur Henry Pickery), le Hainaut par la houille (sculpteur Charles Brunin).

La sculpture décorative fut confiée à l’atelier de Georges Houtstont, ainsi que le placement des statues des Provinces, à l’étude depuis plusieurs années sous la direction de la Commission royale des Monuments, par neuf sculpteurs issus de la province représentée (dans la plupart des cas) et travaillant d’après une esquisse de Paul De Vigne.

Étages accessibles au public par un escalier à visEscalier à volée hélicoïdale tournant autour d'un noyau central. dans une cage de colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne..

Monument à l’origine sommé d’une statue debout en cuivre ciseléUn parement de pierre est dit ciselé lorqu'il est dressé au moyen d'un ciseau, une tige de fer tranchante à son extrémité. La surface ainsi travaillée apparaît marquée de lignes parallèles. et bronze (la torche), le Génie de la Belgique reconnaissante brandissant le drapeau national, sur le projet du sculpteur Guillaume De Groot (ateliers Gaget-Gauthier, Paris); en novembre 1880, déséquilibrée sous la pression du vent, elle fut enlevée et entreposée. En juin 1882, le ministre des travaux publics proposa de remplacer le drapeau que tenait originellement le génie par une torche et de monter l’œuvre sur le toit des Musées royaux des Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations. (voir rue de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne. 3-5, Bruxelles). La sculpture fut rebaptisée le Génie des Arts.

Sources

Ouvrages
DEMEY, Th., Le domaine royal de Laeken, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 2004 (coll. Bruxelles, Ville d’Art et d’Histoire, 37), pp. 39, 41.
DEMEY, Th., Léopold II (1865-1909), La marque royale sur Bruxelles, Badeaux, Bruxelles, 2009,pp. 372-375.
HOUBART, C., «Le monument à Léopold Ier: aux origines de l’urbanisation de Laeken», Notre Comté. Annales du cercle d’histoire, d’archéologie et de folklore du comté de Jette et de sa région, XXX, 2003, pp. 89-110.
HOUBART, C., «Le monument à Léopold Ier à Laeken: approche architecturale et typologique», Bulletin de la classe des Beaux-Arts, 14, pp. 183-195.
HOUBART, C., Le monument à Léopold Ier au parc de Laeken, par Louis De Curte (1878-1884): étude historique et iconographique, Mémoire de licence inédit en histoire de l’art et archéologie, sous la direction d’Alain Dierkens, Université libre de Bruxelles, 2000.
VAN LENNEP, J., Catalogue de la sculpture. Artistes nés entre 1750 et 1882, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Gand, 1992, p. 419.
VAN LENNEP, J., La sculpture belge au 19e siècle, cat. exp. Générale de Banque, 5 octobre-5 décembre 1990, Bruxelles, pp. 154, 155.

Périodiques
Exposition historique de l’art belge
, Bruxelles, 1880, p. 163.
«Louis de Curte», Poelaert et son temps. Bruxelles, Palais de Justice, 1980, pp. 196-197.