Faisant partie du parc d’Osseghem (voir notice), l’avenue du Hallier est une artère sinueuse qui relie la place Louis Steens à l’avenue de Madrid. Elle est interrompue en son milieu par le rond-point Amnesty International, qui dessert à l’ouest l’avenue de la Passerelle.

La majeure partie de l’artère, de l’avenue de Madrid jusqu’à peu au-delà du rond-point, a été aménagée avant 1921, au sein de l’ancienne campagne de Rongé. Il s’agit d’une drève plantée de quatre rangées de hêtres pourpres. En vue de l’Exposition universelle de 1935, l’architecte en chef des jardins, Jules Buyssens, fit prolonger l’artère jusqu’à la place Louis Steens, où fut implantée l’entrée principale du parc forestier aménagé pour l’occasion. Le nouveau tronçon fut également planté de quatre rangs de hêtres pourpres, mais taillés en cylindre. Vers l’avenue de Madrid, une seconde drève fut tracée, l’actuelle avenue des Hêtres pourpres, les deux artères dessinant un Y. Au-delà du croisement avec cette artère, l’avenue du Hallier présente aujourd’hui trois rangées de châtaigniers. À noter que pour l’exposition de 1935, l’actuelle avenue du Hallier avait été baptisée drève des Hêtres pourpres, tandis que cette dernière portait le nom de drève du Hallier, à savoir un groupe de buissons touffus. Les dénominations furent inversées peu après l’événement.

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Sources

Archives
AVB/AR rues, boite 20-24, cote 23, no19 (28.04.1933).

Ouvrages
PLATTON, R., Le Heysel, d’Hier à Aujourd’hui, Bruxelles, 1977-1978, p. 83.
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, p. 1667.