L’avenue de Bouchout relie l’avenue Houba de Strooper au square de l’Atomium, au-delà duquel elle est prolongée par l’avenue de l’Atomium. L’artère présente deux tronçons reliés perpendiculairement par une courte section sur laquelle débouchent l’avenue du Championnat au nord et l’avenue du Gros Tilleul au sud. L’avenue de Marathon débute vers le milieu du premier tronçon, tandis que le second enjambe la tranchée des voies de tram menant à l’avenue Impératrice Charlotte.

L’avenue a été tracée en vue de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles 1935, dont le plan général fut dressé par les ingénieurs P. Gillet et Lefèvre, en collaboration avec l’architecte en chef Joseph Van Neck. Avec l’avenue du Gros Tilleul, qu’elle croisait, l’artère formait un des deux grands axes est-ouest du site. Elle reliait en droite ligne l’avenue Houba de Strooper, depuis l’entrée Attractions, à l’avenue des Frondaisons (disparue), qui courait à l’est du boulevard du Centenaire, dans le prolongement de l’actuelle avenue de la Passerelle.

L’avenue de Bouchout fut aménagée entre 1930 et 1933. Attribuée en séance du Collège de la Ville de Bruxelles du 07.03.1930, sa dénomination renvoie aux domaine et château du même nom, situés à Meise, à environ quatre kilomètres au nord du Heysel. Tout comme les avenues Impératrice Charlotte et de Miramar, ce nom évoque le souvenir de la princesse Charlotte, sœur du roi Léopold II, impératrice éphémère du Mexique, commanditaire avec son époux du château de Miramar près de Trieste et décédée au château de Bouchout en 1927.

Après l’événement, le premier tronçon de l’avenue fut supprimé, au profit d’un nouveau situé plus au nord, correspond à peu près à l’actuel, ouvert entre 1944 et 1953. Il permettait de desservir l’Alberteum, érigé pour l’expo de 1935 et remplacé en 1975 par l’actuel Planétarium (voir no10).

Pour l’Expo 58, le troisième tronçon de l’artère, prolongé jusqu’à l’avenue de Meysse (future avenue de Madrid), devint l’avenue de l’Atomium, tandis que le deuxième fut rebaptisé, le temps de l’événement, avenue de l’Urundi. Depuis l’origine, le second tronçon de l’avenue est bordé de deux rangées d’arbres.

Le premier tronçon longe, au nord, le stade Victor Boin (voir avenue de Marathon), puis le Planétarium. Au sud sont implantés le siège de l’URBSFA (Union royale belge des Sociétés de Football-Association), érigé en 1989 au no145 de l’avenue Houba de Strooper, et celui du COIB (Comité olympique et interfédéral belge), au no9, conçu en 1972 et agrandi en 1984 et 1990.

Quant au second tronçon, il borde le site de Mini-Europe, dépendant de Bruparck. Créé en 1988, ce complexe de loisirs remplace le Meli Park, un parc d’attractions établi après l’Expo 58 sur le site de la Belgique Joyeuse. Au sud, sur le terrain triangulaire formé avec l’avenue du Gros Tilleul, pointons le Léo Pétanque Club, un bâtiment à toiture en V asymétrique conçu en 1963 dans le style de l’Expo. La ligne de tram créée en tranchée en 1935 pour rejoindre le haut du site est enjambée par un pont à angles coupés conçu en 1933; il a été privé de ses garde-corps de style Art Déco.

Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
AVB/AR rues, boite 20-24, cote 22, no16 (
07.03.1930); cote 23, no11 (15.07.1932).
AVB NPP Z2 (1933).
AVB/TP 80946 (1963), 91748 (1987)9: 83128 (1972), 93227 (1984), 93595 (1990).

Ouvrages
Le livre d’or de l’Exposition universelle et internationale Bruxelles 1935, Comité exécutif de l’exposition, Bruxelles.
VAN KRIEKINGE, D., Essai de toponymie laekenoise, Laeken, 1995, s.p.
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, pp. 613-614.

Sites internet
www.bruciel.brussels.