L’avenue Prudent Bols relie la rue Steyls à l’avenue Richard Neybergh. Elle croise sur son parcours les rues Jacobs-Fontaine, Léopold Ier et Laneau.

La première moitié de l’artère, entre les rues Steyls et Léopold Ier, est décrétée par arrêté royal du 18.02.1899, en même temps que les deux premiers tronçons de la rue Émile Delva, pendant symétrique avec lequel elle forme un angle aigu. Le percement de cette portion de l’avenue n’est toutefois exécuté que vers 1904, parallèlement à l’établissement de sa seconde moitié, plus large et dotée de jardinets avant. Cette partie de l’avenue s’inscrit dans le quartier triangulaire compris entre la rue du Pannenhuis, formant la frontière avec Jette, la rue Léopold Ier et le chemin de fer de ceinture ouest. Il est créé en même temps que le boulevard Émile Bockstael, ouvert par arrêtés royaux des 18.02.1899 et 05.10.1900.

À l’origine, l’artère est baptisée rue Prudent Bols, en l’honneur d’un inspecteur d’école qui fut échevin à Laeken de 1900 à 1904. C’est vers 1914 que la rue devient une avenue.

Les premières maisons de cette artère résidentielle sont conçues entre 1904 et 1914. Il s’agit d’habitations pour la plupart de style éclectique, comme l’enfilade formée par les nos1 à 9 (voir nos3 à 9), les nos15 et 17 (1911-1912), 46 et 48 (architectes P. Brunet et M. Grimme, 1911), 56 (1911) ou 57 (architecte Pierre Heine). À noter que plusieurs habitations de l’artère ont été primées dans le cadre du concours de façades organisé par la Commune en 1911-1912: les nos74 et 76, 81, 128 et 133 (voir ces numéros). Certaines maisons sont accompagnées d’un entrepôt ou d’un atelier, tels les nos49 et 51 (1913), avec ateliers arrière agrandis dans les années 1920 et 1940, ou encore le no37 (1911), qui devance un atelier de boulanger.

La construction reprend durant l’entre-deux-guerres, avec des habitations de style éclectique tardif, comme aux nos62-64 et rue Émile Delva 18-20 (1925), Beaux-Arts, tel le no21 (1923), ou Art Déco. Quelques immeubles modernistes se sont implantés dans l’artère après-guerre, principalement aux angles, comme le no157 (voir ce numéro). Dans les tronçons agrémentés de zones de recul, le bâti forme plusieurs enfilades particulièrement cohérentes: les nos75 à 109, 115 à 91 rue Laneau, 131 à 143 ou encore 149 à 157 pour le côté impair, 72 à 112 et 124 à 136 pour le côté pair (voir ces numéros).

Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
AVB/AR rues, boîte 54-63, cote 61, no17 (23.08.1905).
AVB/PP 3374 (vers 1900).
AVB/TP 15: Laeken 2638 (1911); 17: Laeken 3649 (1912); 21: 49921 (1923); 37: Laeken PV Reg. 120 (15.03.1911), 46: Laeken 4551 (1911); 48: Laeken 4552 (1911); 4951: Laeken 3144 (1913), 42956 (1922), 49922 (1923); 56: Laeken 4042 (1911); 62-64: 53813 (1925).

Ouvrages
VAN KRIEKINGE, D., Essai de toponymie laekenoise, Laeken, 1995, s.p.
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, p. 1642.

Périodiques
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Prudent Bols (rue)», 1906, 1913, 1914.