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Large avenue rectiligne entre le parc du Cinquantenaire et le parc de Tervueren, dont la partie comprise entre la Porte de Tervueren et le carrefour formé par les r. de la Duchesse et des Atrébates est située sur le territoire d'Etterbeek.

Aménagée entre 1895 et 1897 sur les instances du roi Léopold II (d'après les plans de V. BESME), à l'occasion de l'Exposition universelle de 1897 afin de relier le parc du Cinquantenaire au château du parc de Tervueren où se tint l'exposition sur le Congo.
La création de l'avenue et d'un certain nombre d'artères qui devaient la relier aux rues existantes fut décrétée par l'AR de 1896.

L'avenue de Tervueren, enfilade côté pair vers la square Montgomery, cachet de la poste de 1913 (Collection cartes postales Dexia Banque).
L'avenue de Tervueren, côté pair vers le square Montgomery, cachet de la poste de 1913 (Collection cartes postales Dexia Banque).

L'av. de Tervueren est principalement bordée de belles maisons de maître, précédées d'un jardin ou d'une allée et clôturées par des grilles en fer, comme le no 55 ( à l'angle de la r. des Aduatiques) de style Beaux-Arts, dont témoigne le médaillon au ler niveau ; demande de permis de bâtir de 1912, sur les plans de l'arch. J. H. VERHOEVEN. Sur les plans d'origine, resp. de trois et quatre niveaux et coupole au-dessus de la travée d'angle ; pendant les travaux, entamés en 1921, on décide d'exhausser l'immeuble de deux niveaux d'après les plans de l'arch. A. LAENEN ; act. de cinq (av. de Tervueren) et six niveaux (r. des Aduatiques) sur caves hautes ; toiture en terrasse ; remarquable travée d'angle arrondie, travée d'accès à pan coupé ; façade rythmée horizontalement par des cordons ; soubassement en pierre bleue ; au r.d.ch., porte en ferronnerie sous bel auvent ; fenêtres principalement surbaissées et en anse de panier, celles de la travée d'angle inscrites au ler niveau entre colonnes.

Citons encore les nos 104 (1919, à l'origine de deux niveaux, exhaussement d'un niveau en 1935), 106 (1921, arch. Pierre DE GIETER ; trois niveaux) ainsi que quelques immeubles à appartements, comme le no 22 (1911) de cinq niveaux, sur les plans de l'arch. Servais MAYNÉ, façade cimentée caractérisée par deux grandes logettes de section rect. ou trapézoïdale au 2e niveau, les bow-windows et baies jumelées aux dern. étages, devanture commerciale moderne ; no 24 de cinq niveaux et six travées d'après demande de bâtir de 1912-1913, façade en briques jaunes, baies rect. sous poutrelle métallique en I et arc de décharge, balcons centraux, devanture commerciale ; no 112 selon demande de bâtir de 1924 sur les plans de l'arch. P. DE GIETER, à l'origine de quatre niveaux, exhaussé de deux étages en 1925, sur les plans du même architecte.

Des immeubles modernes interrompent l'homogénéité de la rue, comme le no 2 à l'emplacement de l'hôtel Bosman aujourd'hui démoli, érigé en 1929 d'après les plans de l'arch.  P. M. COLLIN, cet imposant immeuble en style Art Déco intégrait plusieurs volumes sous toiture en terrasse, décoré de plusieurs bas-reliefs, accosté de part et d'autre de galeries couronnées par coupoles.

Avenue de Tervueren 2,
Avenue de Tervueren 2, "Hôtel Bosman" (démoli). Projet de 1929, façade vers la rue (ACEtt./TP 4119).

L'hôtel Bosman remplaçait la Villa Beckers, immeuble d'inspiration néoclassique du XIXe s., construit sur un domaine d'environ un hectare et précédé d'une allée de cent mètres ; accessible par la r. Gérard, no 59.
La station de métro Mérode possède trois accès à l'avenue (voir sq. Princesse Jean de Mérode).

Sources

Archives
AR 06.02.1896.
RC 1896, pp. 50-54.
ACEtt./TP 51 (1911), 388 (1912), 1897 (1912/13), 7554 (1919), 1226, 1495/2032 (1921), 6010 (1924), 6810 (1925), 4119 (1929), 7649 (1935).

Ouvrages
PIERRON, S., Histoire illustrée de la forêt de Soignes, Bruxelles, 1972, t. 1, p. 138.