Typologie(s)
Intervenant(s)
Claude EMERY – architecte – 1961
Inventaire(s)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
id
Description
À l'angle de l'avenue de Tervueren, villa de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé.
d'après-guerre conçue par l'architecte Claude Emery, 1961.
Volume principal rectangulaire de deux niveaux avec volume attenant de
plain-pied, sous bâtièreToit à deux versants. en ardoise. Façades en briques peintes en blanc.
Volume principal avec des ouvertures rectangulaires affleurantes à la façade. Partie
centrale accentuée par une grande ouverture verticale sur deux niveaux, à
l'origine avec un vitrail en trois parties, qui éclaire la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. À gauche,
deux fenêtres étroites en forme de meurtrière. La porte d'entrée est accessible
par un escalier en pierre. À gauche, garage semi-enterré sous un linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. massif
en béton. À droite, volume plus bas avec façade aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. marqué par une haute
cheminée, qui alimente tant l'intérieur que l'extérieur.
La façade arrière est très ouverte: portes-fenêtres doubles au
rez-de-chaussée et grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées à l'étage. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.
Intérieur. Le plan a été conçu selon un principe de demi-niveauxÉtage dont la hauteur est nettement inférieure à celle de l’étage qui se trouve en dessous de lui. qui
compense la différence de niveau du terrain. L'espace de vie est orienté vers
le jardin et se trouve deux marches plus bas que les pièces de service.
Jardin avant aménagé avec des plantations sur un terrain en pente. Escalier de
service sur le côté gauche du terrain donnant accès à la cuisine.
Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt artistique
La villa est représentative du style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. d'après-guerre et a
conservé son authenticité. Le bien se caractérise par sa conception sobre
et rationnel. L'utilisation d'un volume architectural épuré en briques peintes
en blanc, sans plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. ni cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier., reflète un langage formel modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé.
délibéré et confère au bâtiment une expression architecturale sobre.
La villa située dans l'avenue des Châtaigniers a été conçue par l'architecte
Claude Emery, surtout connu comme co-auteur de grands complexes de bureaux tels
que le WTC le long du boulevard du Roi Albert II (Bruxelles) et le centre de
congrès Albert Borschette dans la rue Froissart (Etterbeek), qu'il a conçu en
collaboration avec d'autres bureaux d'architectes. La publication de la maison
dans la revue d'architecture Architecture (53, 1963, pp. 218-220)
témoigne d'une reconnaissance précoce et explicite de la qualité architecturale
du bien.
Intérêt historique
Le bien est représentatif de la deuxième phase de construction du
quartier Plateau de Stockel, dont la première phase s'est déroulée dans
l'entre-deux-guerres et se caractérise par des villas pittoresquesLe style cottage (de la fin du XIXe au milieu du XXe s.) s’inspire de l’architecture rurale, et particulièrement des « cottages » anglais. Il se caractérise par l’emploi d’éléments de bois ou de faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes, etc. Des formes pittoresques, particulièrement celles des toitures, enrichissent les volumes.. L'avenue
des Châtaigniers a été principalement construite dans la deuxième période
d'après-guerre, plus précisément entre 1955 et 1970, et conserve la même
typologie de villas individuelles, mais dans un style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé..
Intérêt urbanistique
Le bien a une valeur contextuelle car il fait partie du quartier
harmonieux du Plateau de Stockel, situé entre l'avenue de Tervueren,
l'avenue Grandchamp, Val des Seigneurs et l'avenue Orban/avenue Alfred Madoux.
Le quartier se caractérise par son caractère résidentiel, composé de bâtiments
individuels dans un environnement naturel riche. Les rues sont bordées
d'arbres, les zones de recul sont agrémentées de haies et les jardins
présentent une grande diversité de plantes et d'arbres.
Sources
Périodiques
«Habitation Avenue de Tervueren à Bruxelles, Architecte C. Emery», dans Architecture, 53, 1963, pp. 218-220.









