Typologie(s)

maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial

Intervenant(s)

J. CORTEN-CRABBÉ1855

INCONNU - ONBEKEND1908

A. & G. DE KUYPERarchitecte1904-1906

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Néoclassicisme

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 33560
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Description

À l’angle de l’impasse de la Giroflée, deux maisons jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. à l’origine, de trois niveaux et, au total, quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., bâties sur les plans datés de 1855 de l’architecte J. Corten-Crabbé.

En 1908, toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. couverte d’ardoises et ajourée de deux lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres.. Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., fenêtres rectangulaires dont les appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. sont formés par un cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. profilé continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Simple cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois au-dessus d’un cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. et d’une ligne de trous de boulinTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace.. Rez-de-chaussée occupé dès l’origine par deux devantures; les actuelles, en style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., datant peut-être de 1904-1906, suivant des plans légèrement différents signés par les architectes A. et G de Kuyper. Enseignes à motifs décoratifs, lettres et chiffres caractéristiques, peints sur verre; soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., peinture et châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques modifiés.

Sources

Archives
AVB/TP 11631 (1855), 2272 (1908), 47169 (1904-1906).