Typologie(s)
maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial
rez-de-chaussée commercial
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1847
François KIELBAEY – architecte – 1911
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Néoclassicisme
Néo-Louis XVI
Inventaire(s)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 31661
Description
Maison d’esprit néoclassiqueDe 1775 aux années 1840.
Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure,
en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du
XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À
Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années
1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la
Première Guerre mondiale.
Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé
par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les
extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent
transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle
façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion
de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne
structure portante intérieure étant conservée.
Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour
l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et
d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des
Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une
ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo.
Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un
réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects
esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par
des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela
conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir
de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la
ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France »,
contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe
siècle.
La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur
claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est
caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont
généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein
cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans
une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et
surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de
moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement
d'inspiration classique.
Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage
formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons,
guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe
siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont
dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à
partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte.
À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques
à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics
et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à
l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la
place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier
royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de
La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange,
1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le
réaménagement des environs des anciennes portes de la ville.
Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête
parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les
institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les
académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises
au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche
sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le
néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à
la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son
langage formel sobre.
Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe
siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe
siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme
couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant
référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe
siècles, puisant ses origines dans la Renaissance.,
selon permis de bâtir de 1847.
Trois niveaux plus entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants.. Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte. Aux étages, fenêtres rectangulaires à encadrement et cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. d’appui moulurés et barres d’appui en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. ArchitraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à fasces, friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. en creux et de cache-boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace., cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. denticuléeLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. À l’origine, devanture commerciale «classique» et entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages..
Devanture actuelle du magasin de musique «Schott Frères» dessinée en 1911 en néo-Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. par l’architecte François Kielbaey : latéralement, pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. superposés à chuteBouquet pendant de fleurs ou de fruits., séparés par une consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. canneléeLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. à gouttesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et rosetteRosace. Ornement symétrique circulaire évoquant une fleur stylisée ou d’autres végétaux. Se dit également d’une baie circulaire à remplage et/ou vitrail, analogue à cet ornement. La rosette est une rosace de petite taille.; à l’entresol, colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. corinthiennes et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; nom de la firme inscrit en mosaïques dans l’entrée, sur la caisse de volet et au-dessus du premier étage.
Trois niveaux plus entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants.. Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte. Aux étages, fenêtres rectangulaires à encadrement et cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. d’appui moulurés et barres d’appui en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. ArchitraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à fasces, friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. en creux et de cache-boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace., cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. denticuléeLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. À l’origine, devanture commerciale «classique» et entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages..
Devanture actuelle du magasin de musique «Schott Frères» dessinée en 1911 en néo-Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. par l’architecte François Kielbaey : latéralement, pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. superposés à chuteBouquet pendant de fleurs ou de fruits., séparés par une consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. canneléeLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. à gouttesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et rosetteRosace. Ornement symétrique circulaire évoquant une fleur stylisée ou d’autres végétaux. Se dit également d’une baie circulaire à remplage et/ou vitrail, analogue à cet ornement. La rosette est une rosace de petite taille.; à l’entresol, colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. corinthiennes et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; nom de la firme inscrit en mosaïques dans l’entrée, sur la caisse de volet et au-dessus du premier étage.
Sources
Archives
AVB/TP 21491 (1847), 1434 (1911).













