Typologie(s)

maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial

Intervenant(s)

INCONNU - ONBEKEND1847

François KIELBAEYarchitecte1911

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Néoclassicisme
Néo-Louis XVI

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 31661
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Description

Maison d’esprit néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance., selon permis de bâtir de 1847.

Trois niveaux plus entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants.. Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte. Aux étages, fenêtres rectangulaires à encadrement et cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. d’appui moulurés et barres d’appui en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. ArchitraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à fasces, friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. en creux et de cache-boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace., cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. denticuléeLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. À l’origine, devanture commerciale «classique» et entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages..

Devanture actuelle du magasin de musique «Schott Frères» dessinée en 1911 en néo-Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. par l’architecte François Kielbaey : latéralement, pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. superposés à chuteBouquet pendant de fleurs ou de fruits., séparés par une consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. canneléeLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. à gouttesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et rosetteRosace. Ornement symétrique circulaire évoquant une fleur stylisée ou d’autres végétaux. Se dit également d’une baie circulaire à remplage et/ou vitrail, analogue à cet ornement. La rosette est une rosace de petite taille.; à l’entresol, colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. corinthiennes et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; nom de la firme inscrit en mosaïques dans l’entrée, sur la caisse de volet et au-dessus du premier étage.

Sources

Archives
AVB/TP 21491 (1847), 1434 (1911).