Typologie(s)

ancienne maison de village

Intervenant(s)

INCONNU - ONBEKEND1750-1808

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Architecture rurale

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2008, 2013

id

Urban : 22436
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Description

Maisons ouvrières de gabarit modeste de un ou deux niveaux, reprises dans l'Atlas communal de 1808.

Il s'agissait à l'origine de petites maisons ruralesPériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière. doublées d'une étable sous bâtièreToit à deux versants.. À la suite d'héritages, de ventes ou réorganisations des parcelles, ces maisons ont été progressivement agrandies ou reconfigurées. Bien que considérablement transformées, elles sont toujours reconnaissables à leurs façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. rehaussées d'ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. et leur emplacement en retrait de l'alignement.