Typologie(s)
ancienne maison de village
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1750-1808
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Architecture rurale
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2008, 2013
id
Urban : 22436
Description
Maisons ouvrières de gabarit modeste de un ou deux niveaux, reprises dans l'Atlas communal de 1808.
Il s'agissait à l'origine de petites maisons ruralesPériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière. doublées d'une étable sous bâtièreToit à deux versants.. À la suite d'héritages, de ventes ou réorganisations des parcelles, ces maisons ont été progressivement agrandies ou reconfigurées. Bien que considérablement transformées, elles sont toujours reconnaissables à leurs façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. rehaussées d'ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. et leur emplacement en retrait de l'alignement.
Il s'agissait à l'origine de petites maisons ruralesPériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière. doublées d'une étable sous bâtièreToit à deux versants.. À la suite d'héritages, de ventes ou réorganisations des parcelles, ces maisons ont été progressivement agrandies ou reconfigurées. Bien que considérablement transformées, elles sont toujours reconnaissables à leurs façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. rehaussées d'ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. et leur emplacement en retrait de l'alignement.


















