Typologie(s)

maison bifamiliale

Intervenant(s)

Lucien DE VESTELarchitecte1933

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Modernisme
Paquebot

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2005

id

Urban : 17546
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Description

Immeuble de style paquebot1930 – 1940. Le style Paquebot se développe à la fin de l'entre-deux-guerres comme un courant architectural moderniste qui s'inspire de l'Art Déco et évolue progressivement vers un langage formel plus fonctionnel et épuré. Ce style tire son nom et son langage formel des paquebots transatlantiques, qui atteignent leur apogée technologique et économique à la même période. Des compagnies maritimes emblématiques telles que la Red Star Line à Anvers et des paquebots prestigieux comme l'Île-de-France et le Normandie incarnent cette modernité et cette idée de progrès. Le style Paquebot se caractérise par une accentuation marquée de l'horizontalité et des volumes arrondis. Les angles sont souvent finis par des oriels courbes ou des balcons arrondis, ce qui renforce l'impression d'aérodynamisme et de mouvement. Les façades sont généralement en brique avec des joints accentués, souvent combinés à des éléments enduits pour souligner le caractère linéaire. Les éléments caractéristiques sont : de larges rangées de fenêtres continues ou des fenêtres en bandeau, des baies-hublots, des bandes de béton et des corniches fortement en saillie, des toits plats, parfois avec terrasses en toiture, des mâts de drapeau et des garde-corps tubulaires métalliques, ainsi que des fenêtres ou des balcons d'angle arrondis. Outre les similitudes formelles, l'idée de confort moderne joue également un rôle : le chauffage central, les ascenseurs, les garages intégrés et les agencements fonctionnels font partie de l'idéal résidentiel progressiste incarné par ce style. À Bruxelles, le style Paquebot s'impose principalement dans la première et la deuxième couronnes, où l'urbanisation est intense pendant l'entre-deux-guerres. Ce style est particulièrement populaire dans l'architecture résidentielle, tant pour les maisons unifamiliales que pour les grands immeubles à appartements, auxquels il confère une image moderne et cosmopolite. Il existe également des bâtiments utilitaires réalisés dans ce style. Un exemple bien connu est l'ancien Institut national de radiodiffusion (INR) situé place Eugène Flagey à Ixelles, conçu par Joseph Diongre, qui, avec ses angles arrondis et ses articulations horizontales, possède un rayonnement nautique prononcé., comprenant deux logements et conçu par l'architecte Lucien De Vestel en 1933.

Le volume originel comprenait trois niveaux sous toiture-terrasse coiffée d'un auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. arrondi. En 1955, le même architecte la modifie pour en faire un niveau d'habitation supplémentaire. En 1934, il avait déjà transformé le parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. de la terrasse du r.d.ch.

Élévation actuelle de quatre niveaux, sur garage semi enterré. Façade parementéeRevêtement de la face extérieure d’un mur. de petites briques, mises en œuvre de différentes manières. Rez-de-chaussée percé de deux portes en bois à hublot, sises dans un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. dans-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment. accessible par quelques marches. La porte de gauche mène directement au logement des troisième et quatrième niveaux, tandis que la porte de droite conduit au duplex des niveaux inférieurs. Les deux cages d'escaliers sont séparées, celle de gauche éclairée par une mince baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., celle de droite par des hublots. Partie de droite devancée d'une terrasse au rez-de-chaussée et d'un orielLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de deux niveaux couronné par une terrasse à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. arrondi en briques, d'où part une fine hampe. Baies en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau. aux deuxième et quatrième niveaux. Quelques châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine.

Sources

Archives
ACWSP/Urb. 302 (1933), 277 (1934), 245 (1955).
Fonds Lucien De Vestel, AAM.