Typologie(s)

maison d’habitation

Intervenant(s)

Charles MASOINarchitecte1923

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Art Déco

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2005

id

Urban : 17510
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Description

Maisons Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot)., de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé., architecte Charles Masoin, 1923.

Fenêtres rectangulaires. Façade en briques rehaussées de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche. travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Étages Deuxième niveau devancé d'un bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. cintré, sous cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en bois. TripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. au troisième. Porte d'entrée métallique, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., sous baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en bois sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. partiellement conservés, à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. et guillotineUne fenêtre à guillotine est une fenêtre dont l’ouvrant coulisse dans une rainure verticale, évoquant ainsi une guillotine. au rez-de-chaussée.

Sources

Archives
ACWSP/Urb. 548 (1923).