L'avenue porte le nom du champ dit « des Cinq Bonniers », figurant sur l'Atlas communal de 1808, sur lequel elle fut tracée. Le bonnier est une ancienne unité de mesure agraire.

Perpendiculaire à l'avenue Louis Ceusters, l'artère présente d'abord un tracé rectiligne, parallèle à la rue de la Cambre, puis se courbe en coude pour rejoindre cette dernière.

La majorité des constructions élevées dans la partie rectiligne de l'avenue sont l'œuvre de l'architecte Raymond Decorte. Aux angles de l'avenue Ceusters se dressent deux immeubles à appartements de 1960, à quatre niveaux sous toiture en terrasse. Viennent ensuite 18 habitations de type bel étage conçues entre 1958 et 1960. De trois niveaux, elles présentent invariablement un parement de briques rouges rehaussé, le plus souvent, de pierre blanche reconstituée. Certains éléments s'inspirent du vocabulaire de l'architecture classique : pilastres à chapiteau ionique, fenêtres à arc surbaissé ou chantourné à clef. Parmi ces maisons, le no 7 se singularise par le traitement en ressaut concave des étages, parés de dalles de pierre blanche, et le no 19 par un vaste encadrement en pierre blanche à piédroits disposés en biais.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, d'autres architectes complètent la rue d'habitations de même typologie et de quelques unifamiliales à trois façades.

Aux angles de la rue de la Cambre, un immeuble à appartements de 1966, au no 32, fait face, au no 51, à une maison à trois façades abritant actuellement la Mission de la Lituanie auprès de la Communauté européenne. Bâtie en 1966 par l'architecte Robert Pluys pour constituer sa maison personnelle et abriter ses vastes bureaux, elle se caractérise par une entrée flanquée de colonnes doriques sous entablement.
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Sources

Archives
ACWSP/Urb. 32 : 37 (1966) ; 51 : 236 (1966).