L'av. Georges Petre et l'av. Jottrand qui la prolonge étaient autrefois connues sous une même appellation : av. des Arquebusiers.

Celle-ci, créée en 1890 sur l'anc. tracé du chemin de fer de Luxembourg, rejoignait la ch. de Louvain à la pl. des Milices, l'act. sq. Armand Steurs. C'est après la Deuxième Guerre mondiale que le nom de l'anc. bourgmestre de Saint-Josse (1926-1942), assassiné pendant la guerre, a été donné à la partie de l'av. des Arquebusiers située entre la ch. de Louvain et la r. Verbist.

Le 1er tronçon de l'avenue côté pair (Nos 2 à 6) comprend des maisons d'inspiration néoclassique construites en 1894 et 1896. Avec sa tourelle d'angle et sa lucarne passante à pignon, le no 6 a une allure plutôt éclectique.
Côté impair (Nos 1 à 7) démoli en 1960 pour faire place à un immeuble à appartements. À partir des nos 8 et 9, l'alignement des façades se modifie : en retrait par rapport à la voirie, elles sont précédées de jardinets établis sur une bande de terrain appartenant à la commune et protégés par des grilles en fer forgé. Des entrées de garage ont détruit certains d'entre eux à partir des années 1950.  Le côté pair a été construit en grande partie entre 1894 et 1895, alors que le côté impair ne l'a été que dans les 1res années du XXe s.

À l'exception du no 34, petit immeuble à appartements construit en 1932, la majorité des maisons constituent un ensemble relativement homogène par les gabarits et la structure des façades, l'emploi de matériaux semblables (la brique, rouge ou blanche) et le recours à un vocabulaire décoratif éclectique, parfois influencé par l'Art nouveau.


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Sources

Archives
AR 30.07.1890
ACSJ/Urb./TP 11839 (1932).