Dénommée à l'origine Vettegracht, puis r. de l'Arbalète en 1873 du nom d'un jeu populaire, la rue est ensuite rebaptisée Garibaldi en hommage au général républicain italien (1807-1882).

Cet ancien chemin parallèle à la ch. d'Alsemberg, orienté selon un axe nord-sud, prolongeait sur le territoire de Saint-Gilles la Herbaene des Collines. Il constitue, avec la Herbaene de la Vallée (voir r. de Belgrade), l'une des deux plus importantes voies de communication entre Forest, Uccle et Bruxelles, reliant la porte de Hal à Uccle-Stalle via la r. Gatti de Gamont et l'av. du Domaine. L'appellation Vettegracht ou « fossé gras » indique qu'il était probablement bordé d'un fossé.

Le plan d'alignement et de redressement de la rue est dressé par l'AR du 21.03.1865. Au départ de la r. Jean Robie, elle monte vers le parc de Saint-Gilles-Forest pour rejoindre les r. Antoine Bréart et du Mont Kemmel, croisant l'av. des Villas et la r. de Savoie.

Cette rue, la plus étroite du quartier Sud, présente un caractère moins opulent que ses voisines. Après une première phase de construction entamée dès le dernier tiers du XIXe s., la rue se dote de nombreux immeubles entre 1911 et 1914, avec une prédilection pour le style éclectique, et, plus tard, pour l'Art Déco. De nombreux garages et constructions arrière dépendants de l'av. des Villas, de la ch. d'Alsemberg et de l'av. du Mont Kemmel, la bordent, l'apparentant à une « rue de service », plus qu'à une véritable artère de prestige à l'égal des autres rues du quartier.

Nos ne figurant pas en notice : 2 et r. Jean Robie 4 : immeuble d'angle de style éclectique à façade polychrome, 1910, qui conserve ses menuiseries ; 4 : maison d'inspiration néoclassique, 1878 ; 6 : maison d'inspiration néoclassique, avant 1876, date à laquelle elle est exhaussée d'un niveau ; 7, 9, 11, 13 : quatre maisons d'inspiration néoclassique, probablement édifiées en ensemble en 1869 et bâties sur un terrain occupé anc. par une construction rurale indiquée sur le plan parcellaire de 1837. nos 11 et 13 exhaussés resp. en 1928 et 1933 ; 8 : bâtiment à usage d'entrepôt, parementé de briquettes ; 10 : maison d'inspiration néoclassique, 1872, garage et surhausse établis en 1931 ; 12 : petite maison de 1922, recouverte de dalles de béton du système " Léan ". Mansarde établie postérieurement ; 14 : petit bâtiment, arch. Arthur Abeloos, 1972 (selon De Keyser, G., 1996) ; 15 : bâtiment à usage de garage, 1922, arch. Robert Lemaire ; 16 : maison exhaussée d'un niveau en 1930, act. recouverte de briquettes, fenêtre de cave transformée ultérieurement en porte de garage, toiture résultant d'une transformation de 1989 ; 17-19 : sur noyau d'une construction de 1925 (arch. Pierre De Gieter), bâtiment à usage commercial de 1986 (arch. K. Jarowszewski) ; 18 : maison d'inspiration néoclassique, 1878 (selon De Keyser, G., 1996), rehaussée d'un niveau en 1900, act. recouverte de briquettes. Lucarnes de 1927 ; 20 : bâtiment de 1907, percé d'un garage en 1965 ; 21-23 : garages, 1913 (selon De Keyser, G., 1996) ; 22 : bâtiment à usage de garage, v. 1900, modifié en 1933, et probablement ultérieurement ; 24 : maison d'inspiration néoclassique, 1902, huisserie remplacée ; 27 : maison d'inspiration néoclassique, 1911, arch. Robert Lemaire (selon De Keyser, G., 1996), exhaussée d'un niveau en 1928 ; 28 : immeuble d'inspiration néoclassique, 1895, arch. Hubert De Kock, sur parcelle traversante avec le no 5 av. des Villas, rehaussé d'un niveau sous mansarde en 1925, et porte d'entrée transformée en fenêtre ; 30 : garage dépendant du no 4 av. des Villas, 1928 (selon De Keyser, G., 1996) ; 34 : sur parcelle traversante avec le no 67 ch. d'Alsemberg, deux garages, 1967 ; 36 : immeuble à appartements de style Beaux-Arts, 1913, sur parcelle traversante avec le no 69 ch. d'Alsemberg ; 38 : immeuble éclectique, 1926, conservant de jolies menuiseries, résultant de la transformation et de la surhausse d'un bâtiment de 1876 ; 40 : petite maison néoclassique, 1869, avec garage de 1901 ; 42 : maison néoclassique, 1877 ; 43 : maison éclectique à façade polychrome, 1911, en remplacement d'un atelier de peinture de 1896, huisserie act. remplacée et lucarne passante ajoutée en 1913 ; 44 : maison moderniste résultant de la transformation en 1940 (arch. F. Donner) d'une maison néoclassique de 1877 ; 47 : immeuble éclectique, 1910, arch. Achille F. Michel, huisserie remplacée ; 48 : maison d'inspiration néoclassique, 1895 (selon De Keyser, G., 1996), act. cimentée à faux-joints ; 49, 51 : ensemble de deux maisons éclectiques, légèrement différenciées, 1911 ; 53 : maison éclectique à façade polychrome, 1906 ; 55 : maison éclectique, 1906, act. enduite, lucarnes de 1959 ; 58 : maison ouvrière d'inspiration néoclassique, 1892, lucarnes ajoutées ultérieurement ; 59-61 : maison éclectique à façade polychrome, de 1912 et à l'origine de deux travées, agrandie de deux travées supplémentaires en 1930 (arch. Robert Lemaire), huisserie act. remplacée ; 60 : maison d'inspiration néoclassique, 1891, act. cimentée, exhaussée d'un niveau en 1932 et d'une mansarde en 1951 ; 62 : bâtiment à usage de dépôt, 1962, sur parcelle traversante avec le no 89 ch. d'Alsemberg ; 64 : bâtiment à usage de garage, 1945, sur parcelle traversante avec le no 91-93 ch. d'Alsemberg ; 66 : immeuble à appartements moderniste, 1962, arch. C. Heymans, à la place d'un atelier de serrurerie et de ferronnerie d'art, dépendance du no 73 r. de Savoie ; 67 : garages, 1924 ; 72 : maison de rapport éclectique à façade polychrome, 1913, arch. Pierre De Gieter, à l'emplacement d'un bâtiment annexe de 1885 ; 74 : immeuble de rapport éclectique à façade polychrome, 1913, arch. émile Mol. Garde-corps remplacés, châssis d'origine au r.d.ch. ; 75 : immeuble éclectique, 1926, arch. Robert Lemaire ; 79 : maison éclectique à façade polychrome, 1911, huisserie remplacée ; 80-82-84 : immeuble éclectique, à usage de garage et logement, 1924, arch. Robert Lemaire ; 83 : maison éclectique, 1910, exhaussée et recouverte de briquettes en 1954 (arch. Louis Obozinski) ; 85 : garages ; 86 : immeuble Art Déco, 1932, arch. François Van Meulecom, châssis d'origine à imposte à petits-bois et vitraux act. remplacés, r.d.ch. transformé en garage en 1972 (arch. H. J. Spreutels) ; 87 : bâtiment de 1932 (arch. André Watteyne), transformé en garage en 1955 (arch. Charles De Wys) ; 88-90 : immeuble moderniste, 1949, arch. Charles De Wys ; 89 : garage ; 91 : garage ; 92 : immeuble à appartements moderniste, arch. Charles De Wys, 1954, huisserie d'origine ; 93 : garage ; 98-100 : intéressante maison éclectique, 1928, probablement par l'arch. P. Van Styvendael. Fenêtre du r.d.ch. modifiée ultérieurement et châssis remplacés ; 108 : immeuble à appartements, conçu en 1929 par l'arch. Joseph Diongre, comme extension à l'immeuble à appartements à l'angle de la r. Antoine Bréart 167 (voir ce no).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Ouvrages
VERNIERS, L., Histoire de Forest-lez-Bruxelles, De Boeck, Bruxelles, 1949, pp. 110-112.

Périodiques

DONS, R., « Obbrussel-st-Gilles et son réseau de communications. Des origines à 1900 environ », Cahiers bruxellois, t. XXVIII, 1987, pp.12-15.


Archives des numéros ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 2 : voir r. Jean Robie 4 : 206 (1910) ; 4 : 5089 (1878) ; 6 : 3682 (1876) ; 10 : 1649 (1872), 333 (1931) ; 11, 13 : 4032 (1869) ; 11 : 117 (1928) ; 12 : 33 (1922) ; 13 : 67 (1933) ; 15 : 16 (1922) ; 16 : 519 (1930), 109 (1989) ; 17-19 : 230 (1925), 38 (1986) ; 18 : 2164 (1900), 430 (1927) ; 20 : 349 (1907), 10 (1965) ; 22 : 8 (1933) ; 24 : 168 (1902) ; 27 : 22 (1911), 22 (1928) ; 28 : 61 (1895), voir av. des Villas 5 : 152 (1925) ; 34 : voir ch. d'Alsemberg 67 : 68 (1967) ; 36 : voir ch. d'Alsemberg 69 : 19 (1913) ; 38 : 3803 (1876), 135 (1926) ; 40 : 7901 (1869), 234 (1901) ; 42 : 4719 (1877) ; 43 : 327 (1896), 263 (1911), 221 (1913) ; 44 : 4458 (1877), 21 (1940) ; 47 : 108 (1910) ; 49, 51 : 246 (1911) ; 53 : 133 (1906) ; 55 : 211 (1906), 35 (1959) ; 58 : 3027 (1892) ; 59-61 : 235 (1912), 173 (1930) ; 60 : 2696 (1891), 378 (1932), 73 (1951) ; 62 : 49 (1962) ; 64 : voir ch. d'Alsemberg 91-93 : 67 (1945) ; 66 : 79 (1962) ; 67 : 260 (1924) ; 72 : 920 (1885), 90 (1913) ; 74 : 96 (1913) ; 75 : 125 (1926) ; 79 : 52 (1911) ; 80-82-84 : 204 (1924) ; 83 : 129 (1910), 78 (1954) ; 86 : 243 (1932), 37 (1972) ; 87 : 84 (1932), 156 (1955) ; 88-89 : 142 (1949) ; 98-100 : 152 (1928) ; 108 : voir r. Antoine Bréart 167 : 183 (1929).