Typologie(s)

maison bourgeoise

Intervenant(s)

Statut juridique

Classé depuis le 22 janvier 2004

Styles

Néoclassicisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Gilles (DMS-DML - 1997-2004)

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 9299
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Description

À l'angle de la r. Émile Féron, maison néoclassique, 1860 (selon De Keyser, G., 1996).

Comptant deux façades de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. reliées à angle droit.. Celle vers la r. Coenraets est plus large et présente des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Cette maison est vraisemblablement contemporaine de deux maisons d'angle de deux niveaux situées rue Claes nos 62 et 65, avec lesquelles elle présente une forte analogie BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. au r.d.ch., en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. aux étages. Celles vers la r. Émile Féron sont chacune reprise dans un encadrement. Balcon axial à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. r. Émile Féron.

Décor intérieur d'origine au r.d.ch. : lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. et colonnes de bois, décor en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. des plafonds. À l'arrière du r.d.ch., annexe conçue en 1906, décorée de remarquables carrelages en faïenceCéramique cuite à une température relativement basse, dissimulée sous une glaçure opaque, blanche ou colorée. La faïence est volontiers utilisée pour les décors intérieurs, car elle se conserve relativement mal à l'extérieur. réalisés par la fabrique française de Sarreguemines : deux tableaux se font face, soulignés par une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. à motif floral. Ils figurent une composition analogue : un paysage derrière une structure en bambou en trompe-l'œil. À l'avant plan figure une terrasse à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., garnie d'un couple de paons sur un des panneaux et de perroquets sur l'autre. À l'arrière plan, des monuments bruxellois sont représentés en grisailleDécor monochrome en camaïeu de gris. avec grande précision : sur un panneau, les serresBâtiment indépendant, à parois translucides, où l’on abrite les plantes l’hiver et cultive des végétaux sensibles au froid. Contrairement au jardin d’hiver, la serre ne constitue pas une pièce de vie. du Jardin Botanique, sur l'autre, la Porte de Hal. Le tout est agrémenté de remarquables fleurs au traitement naturaliste. Les compositions sont signées du monogramme PDS, avec l'inscription « sarreguemines / par / vermeren-Coché ». La maison Vermeren-Coché, fondée en 1838 et établie à l'époque ch. de Wavre à Ixelles, distribuait les carreaux de la fameuse faïencerie française, dont la renommée était internationale.

Classement 22.01.2004.

Sources

Archives
ACSG/Urb. 104 (1906).

Ouvrages

BAECK, M., VERBRUGGE, B., De Belgische Art Nouveau en Art Déco wandtegels 1880-1940, Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap, Bruxelles, 1996 (M & L cahier 3).
DECLEVE, C., Guide des décors de céramiques à Bruxelles de 1880 à 1940, Aperçu historique de 7 industries céramiques belges dont les créations sont encore visibles sur les façades bruxelloises, éd. Stéphan Alberty, Bruxelles, 1996.

SCHOONBROODT, B., L'Art Nouveau et les maîtres céramistes bruxellois, Hommage aux fabriques d'art Helman, Janssens et Vermeren-Coché, Escale du Nord, Anderlecht, 2002.

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