Croisant la r. d'Albanie, la pl. Van Meenen, l'av. Paul Dejaer et la r. de Loncin, cette avenue relie la ch. de Waterloo à la ch. d'Alsemberg, au-delà elle est prolongée par l'av. des Villas.

Elle porte le nom d'un homme politique libéral qui fut domicilié r. Jourdan.

Avenue Adolphe Demeur, vue depuis l'anc. place du Sud, act. place Maurice Van Meenen (Collection cartes postales Dexia Banque, s.d.).
Avenue Adolphe Demeur, vue depuis l'anc. place du Sud, act. place Maurice Van Meenen (Collection cartes postales Dexia Banque, s.d.).

Tracée suivant le plan d'alignement défini par l'AR du 30.04.1894 et bâtie en majeure partie au tournant des XIXe et XXe s., l'av. Adolphe Demeur affiche dès l'origine une vocation commerciale, ainsi qu'en témoignent encore de nombreuses vitrines.
Ses façades offrent un bel échantillon des styles en vogue au début du XXe s., de l'éclectisme au Beaux-Arts, en passant par l'Art nouveau.
Certaines réalisations, plus modestes, sont encore marquées par une inspiration néoclassique. C'est le cas du no 10 (1900) ainsi que des nos 3 et 5, faisant anc. partie, avec le no 1, d'un ensemble de six maisons semblables (1899) dont trois étaient situées ch. de Waterloo, aux nos 209, 211 et 213. Le no 1 av. Adolphe Demeur, ainsi que les nos 211 et 213 ch. de Waterloo, ont été démolis en 1966 pour la construction d'une station d'essence. Le r.d.ch. des nos 3 et 5 a été modifié à plusieurs reprises, le no 5 conserve encore une devanture moderniste à parement de céramique de 1932.
D'autres façades sont marquées par le style éclectique à façade polychrome, comme le no 20 (1904) ou le no 59 (1907), modifié au r.d.ch. en 1963 et 1992.
L'avenue est vierge de toute construction récente, à l'exception du no 38-40, à l'angle de la r. de Loncin, immeuble à appartements conçu en 1990 par le bureau Architectura, en remplacement de deux maisons de 1904.

Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACSG/Urb. 3, 5 : voir ch. de Waterloo nos 209, 211, 213 : 1666 (1899) ; 5 : 221 (1932) ; 10 : 247 (1900) ; 20 : 23 (1904) ; 38-40 : 147 (1904), 233 (1990) ; 59 : 137 (1907), 93 (1963), 9 (1992).

Ouvrages
Ensembles urbains et architecturaux à Saint-Gilles, Service des Monuments et Sites - Commune de Saint-Gilles, s.l., 1999, pp. 16-19 .
EYLENBOSCH, A., LEBRUN, G., Dictionnaire raisonné des rues de Saint-Gilles, éd. Les Rencontres Saint-Gilloises, Bruxelles, 1989, pp. 49-50 .
VANDEWATTYNE, C. (dir.), Saint-Gilles : de la porte de Hal à la prison, Service des Monuments et Sites de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 1997 (Bruxelles, ville d'art et d'histoire, 21), p. 44.