Partagée entre les territoires de la ville de Bruxelles et de la commune d'Ixelles, la rue débute avenue Louise et aboutit place du Châtelain. Seuls les nos 25 à 69 et nos 10 à 54 se trouvent sur Ixelles.

La rue du Châtelain est tracée selon le plan de l'inspecteur-voyer Victor Besme et l'arrêté royal du 20.02.1864 qui fixe le Plan général d'alignement pour l'ouverture de rues et places sur le territoire compris entre l'avenue du Bois de la Cambre et les chaussées de Waterloo et de Charleroi, soit le quartier dit Ten Bosch.

Le nom de la rue – tout comme celui des rues du Bailli, du Page, du Prévôt, du Tabellion et du Magistrat – rappelle qu'une partie d'Ixelles formait anciennement une châtellenie (terres placées sous la juridiction d'un châtelain).

Sur Ixelles, la rue est bordée de maisons bourgeoises et d'hôtels particuliers, dont les plus anciens sont érigés dès les années 1870. La rue offre un beau panel des styles de la fin du XIXe siècle (néoclassique, éclectique, Art nouveau) et de l'entre-deux-guerres (Art Déco, modernisme). Elle se distingue surtout, tant du côté pair que du côté impair, par des enfilades particulièrement homogènes, principalement constituées d'immeubles néoclassiques et éclectiques (voir l'enfilade allant du no 26 au no 38, celle du no 29 au no 39 et celle du no 43 au no 67). Parmi ces enfilades se dressent également plusieurs immeubles de caractère remarquable, réalisés par des architectes de renom tels que Ernest Blerot (voir no 29), Émile Janlet (voir no 35), Ernest Delune (voir no 53), G. Cochaux (voir l'ensemble nos 34, 36, 38), Paul Hamesse (voir no 40), George Hobé (voir nos 63 et 65) ou Antoine Pompe (voir sa maison personnelle au no 47).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 1.