De plan irrégulier, la place plantée d’arbres occupe l’emplacement du cimetière de l’église Notre-Dame de la Chapelle, qui la domine à l’Ouest.

Ce cimetière, attesté au XIIe siècle, était autrefois cerné de maisons. Après la démolition partielle de celles-ci en 1710, puis en 1765, vers la rue Haute, il fut entouré d’un mur à balustrade interrompu par une fontaine en forme d’obélisque dessinée par l’architecte B. Guimard. Désaffecté en 1784, à la suite du décret de Joseph II interdisant d’enterrer en ville, il ne sera aménagé en place qu’en 1822-1824: balustrade et fontaine disparaissent alors. La partie Sud de la place, appelée «den Dries» («la prairie»), est abattue en 1853-1858, lors de la création de la rue Blaes, et l’angle Nord-Est éventré en 1894 pour la rue Joseph Stevens.

Vers le Sud, au plus près de l’église, la place conserve deux immeubles de tradition néoclassique, du deuxième quart du XVIIIe siècle ; les maisons des nos13 (1858) et 14 (1864) ont échappé à la construction récente du complexe neuf qui fait l’angle avec la rue Blaes. Seules deux façades à noyau ancien sont encore visibles vers la rue Haute.


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Sources

Archives
AVB/TP 9004 (1858) et 9002 (1864).