L’avenue Jean-Baptiste Depaire relie l’avenue Houba de Strooper, sur le territoire de Bruxelles, à l’avenue J. De Heyn, sur celui de Jette. Les nos3 à 163 et 4 à 196 dépendent de Bruxelles. Sur son parcours bruxellois, l’artère croise successivement les avenues Édouard Kufferath, Adrien Bayet, Stiénon, Albert Brachet et Thiriar.

Comme les autres rues du quartier compris entre les avenues Houba de Strooper, Rommelaere, Jean Palfyn et la frontière avec Jette, l’artère est prévue dès 1928 par l’ingénieur-architecte communal Pierre Gillet et percée en vertu de l’arrêté royal du 15.04.1931. Elle est baptisée par arrêté du Collège de la Ville de Bruxelles du 24.05.1932. À l’instar d’autres artères proches de l’hôpital Brugmann, sa dénomination rend hommage à une personnalité liée au domaine de la médecine. Le chimiste Jean-Baptiste Depaire (1824-1910) fut recteur de l’Université libre de Bruxelles, président de l’Académie de Médecine et conseiller communal à Bruxelles.

Dotée de zones de recul à usage de jardinets, l’avenue se bâtit dans la seconde moitié des années 1930 d’habitations pour la plupart d’inspiration Art Déco, comme les nos51 (architecte M. Caron, 1935), 25 (architecte Julien Roggen, 1936), 79 (architecte René Vanderauwera, 1936), 81 (architecte Janssen, 1936) ou encore 89 (architecte Jules Bernaert, 1938). Après-guerre, ce bâti se complète de maisons et immeubles à appartements modernistes, comme les nos57 (architecte Liévin Van Labeke, 1949) et 50 (architecte S. Couck, 1950), certains encore mâtinés de style Beaux-Arts, tel le no98 (architecte Georges Dewamme, 1954).
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Sources

Archives
AVB/AR rues, boite 20-24, cote 23, no9 (24.05.1933).
AVB/PP 3503 (1931).
AVB/TP 25: 53200 (1936); 50: 62359 (1950); 51: 44627 (1935); 57: 60993 (1949); 79: 71311 (1936); 81: 44960 (1936); 89: 51103 (1938); 98: 63391 (1954).

Ouvrages

VAN KRIEKINGE, D., Essai de toponymie laekenoise, Laeken, 1995, s.p.