Typologie(s)

hôtel particulier

Intervenant(s)

Emile DEVOSarchitecte1927

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Beaux-Arts

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2006-2007

id

Urban : 16202
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Description

Hôtel particulier de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., architecte Émile Devos, 1927.

Élévation de trois niveaux sous toit plat bordé d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. La troisième, en fort retrait, est devancée par une rampe menant à l'entrée de garage percée dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue.. Ce retrait ménage une façade latérale, marquée par un pan de mur aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. aux étages, suivi d'une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. unique. Façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, traversées de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade.. À la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal sous terrasse. Sur l'angle, porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d'entrée dans-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment., précédé d'un emmarchement. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. ou en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. Décors de rocaillesRocaille. Ornement asymétrique en forme de coquillage déchiqueté, propre à l’architecture des styles rocaille et rococo ainsi qu’aux styles qui s’y réfèrent. La rocaille désigne également des constructions de jardin imitant des rochers ou des assemblages de rondins. Le style rocaille ou style Louis XV désigne l’interprétation française du style rococo.. CartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. figurant un ange en façade latérale.
Porte et châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. conservés. Garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... remplacé.

Sources

Archives
AVB/TP 36599 (1927).