L'avenue commémore le souvenir du fondateur de la Société de Saint-François-de-Sales, le prêtre italien Jean Bosco (1815-1888). Cette artère rectiligne plantée de cerisiers du Japon relie, dans l'axe de la maison communale, l'avenue Charles Thielemans à l'avenue de Tervueren. Sa création est approuvée par le Conseil communal le 05.06.1937, puis par l'arrêté royal du 18.03.1938.

Les prescriptions urbanistiques concernant les bâtiments faisant face à la nouvelle maison communale, c'est-à-dire ceux de l'avenue Don Bosco et de la place semi-circulaire de l'avenue Charles Thielemans, approuvées par le Conseil communal le 17.06.1949, imposent des règles strictes afin de constituer un quartier homogène de prestige. L'implantation de commerces est interdite. La hauteur des corniches est limitée à huit mètres, celle des faîtes des toitures à douze mètres. Les dimensions et saillies maximales des logettes sont définies. En outre, elles doivent être surmontées de balustres en pierre ou d'un garde-corps en métal. Le toit mansardé avec couverture de teinte noire est imposé, avec brisis à 45 degrés et terrasson à 75 degrés. Les façades ne peuvent être ni peintes ni enduites. Les matériaux prescrits – la pierre naturelle, les carreaux de grès, la brique de parement de ton rouge – demeurent donc apparents. Ces règles ont concouru à conférer une grande homogénéité à l'avenue, ainsi qu'une esthétique teintée de traditionalisme.

L’avenue Don Bosco vue depuis la tour de l’hôtel communal. (photo 2003).

Le bâti de la rue se compose en majorité de petits immeubles à appartements ainsi que de quelques maisons unifamiliales, la plupart de type bel étage, conçues du milieu des années 1940 au milieu des années 1960. La 1re construction de la rue, le no 8, remonte à 1941. Les constructions présentent des entrées de garage au r.d.ch., souvent semi-enterrées. Les façades s'alignent derrière une petite zone de recul jalonnée de murets et de petites haies, séparant jardinets, rampes d'accès au garage et petits escaliers devançant les portes d'entrée. La pierre blanche et la brique rouge dominent. Les hautes toitures noires mansardées sont ajourées de lucarnes parfois volumineuses.
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Sources

Archives
ACWSP/Urb. 8 : 46 (1941), alignement 24.