Cette rue pentue s'inscrit dans la prolongation de la rue des Deux Ponts et débouche dans la rue de Theux après avoir croisé la rue du Vivier.

Elle est percée en 1861, dans une zone encore rurale dont le bâti se résume à quelques fermes et à une maison surnommée «le Château» en raison de sa taille hors normes pour l'époque et à laquelle elle doit d'ailleurs son nom. Cette zone s'urbanise progressivement. À la fin du XIXe siècle, ce quartier dénommé Verloren Hoek (Coin perdu), consiste en un enchevêtrement de ruelles et de cités miséreuses. Dans le cadre de son assainissement, les rues des Deux Ponts et du Château sont élargies et pourvues d'égouts par l'arrêté royal du 06.04.1893.

Les plus anciennes demandes de permis de bâtir conservées remontent à 1870. Le bâti actuel est dominé par des maisons bourgeoises de style éclectique de composition asymétrique datant des années 1900-1910. Autrefois, le côté impair était constitué d'une enfilade de maisons et cités ouvrières qui, en 1970, ont été entièrement démolies pour céder la place à un immeuble de logements sociaux entouré d'un grand jardin. Derrière le no37 se cachent trois maisons qui faisaient partie de l'impasse du Château (voir nos41 à 45). Le côté pair compte aussi des maisons de gabarit modeste des années 1950, ainsi qu'un ensemble de maisons Art Déco datant de 1924 (nos26, 28 et 30), auquel le no16 fait stylistiquement écho depuis sa transformation par l'architecte Joseph Kint en 1934.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 67.
ACI/Urb. 16: 67-16; 26: 67-26; 28: 67-28; 30: 67-30.