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Le val de la Futaie est un clos carré, accessible par l'avenue de la Forêt. Anciennement nommé clos de la Forêt, il est ouvert par arrêté du Conseil communal du 04.10.1954. Son nom actuel reprend l'ancienne dénomination de l'avenue du Pérou, appelée avenue de la Futaie avant la Première Guerre mondiale, en raison de la proximité du bois de La Cambre.

Le val est tracé sur la vaste propriété de A. Outshoorn, qui s'étendait entre l'avenue de la Forêt et l'actuelle avenue du Pérou, au lieu-dit Het Spoel. Le terrain avait été bâti, à une date indéterminée, d'une ample villa à pignons, de plan en U, accessible par l'avenue de la Forêt. Elle s'accompagnait, vers l'avenue du Pérou d'une longue serre suivie d'un bâtiment à usage de dépendance. Le reste du terrain était aménagé en parc paysager. Radicalement transformée en style Beaux-Arts en 1926, la villa, en partie située sur le tracé projeté pour le val, fut amputée de près des deux-tiers de sa superficie lors de la création de ce dernier. Son aile restante porte aujourd'hui le no 2 du val de la Futaie (voir ce no).

Les prescriptions urbanistiques du quartier du Solbosch s'appliquent aux bâtiments du val (voir introduction générale). En outre, celui-ci fait l'objet d'un plan d'aménagement propre, rédigé par l'architecte Albert Wenmaekers. Unifamiliales, les habitations peuvent être mitoyennes ou isolées. Elles doivent comporter deux niveaux sur garage et présenter le même gabarit lorsqu'elles sont accolées. Les façades doivent impérativement être en briques rouges de type paepesteen, avec éléments de pierre blanche. Les toitures doivent être recouvertes d'ardoises.

Outre le no 2 ainsi que les nos 12 et 12a, récemment construits, les maisons du val, de style néo-traditionnel, s'élèvent entre 1958 et 1966. Avenue de la Forêt, les parcelles flanquant l'entrée du val sont bâties à la même période suivant les mêmes règles. L'architecte Wenmaekers, auteur de nombreuses habitations du quartier, conçoit ici plusieurs maisons, comme les nos 4 (1959), 6 (1964) et 14 (1964), tandis que l'architecte Pierre Guillissen signe les plans du no 10 (1960) et Raphaël Delville ceux du no 5 (1966).

Sources

Archives
AVB/TP 71004 (1957) ; 4 : 71143 (1959) ; 5 : 78983 (1966) ; 6 : 81563 (1964) ; 10 : 73051 (1960) ; 14 : 87883 (1964).